Extraits choisis

Brigitte Burlot - Reg et le secret onirique
« Çà et là, des rêves aux reflets opalescents fleurissaient dans l'azur qui les enveloppait. Avec un léger frémissement, ils se volatilisaient, aussitôt remplacés par des boutons de rêves qui se nimbaient d'une lumière irréelle en éclosant. Aux confins de l'espace onirique, des rêves lointains scintillaient comme des myriades d'étoiles, révélant l'infinité invisible qu'ils constellaient. Évanescente, foisonnante et lumineuse, la vie onirique était d'une beauté à couper le souffle. »

« Enveloppée dans un long kimono vert pistache qui lui descendait jusqu'aux mollets, chaussée d'énormes babouches assorties au kimono, une serviette orange enturbannée autour de la tête, Radegonde Memphis se tenait au pied de l'escalier. »

« À peine Reg s'était-il posé la question qu'un cauchemar d'une taille monstrueuse surgit devant lui. Il eut si peur qu'il pensa se réveiller pour de bon. Au lieu de cela, il fut brusquement aspiré dans le cauchemar, emporté comme une feuille morte dans un tourbillon obscur. Tandis qu'il tournoyait dans les ténèbres, il sentait sans les voir les créatures voraces toutes proches de lui. Elles étaient nombreuses, très nombreuses, et elles avaient faim, très faim… »

« L'expression émerveillée, Eusèbe Rufin, les yeux levés vers elle, la contemplait avec un ravissement proche de l'extase. Jamais de toute son existence, il n'avait rencontré une femme de cette stature. Jamais. »

« Après un moment d'hésitation, les élèves prirent une profonde inspiration et entrèrent dans la salle. Aussitôt plongés dans la pénombre, ils frissonnèrent. D'épais rideaux noirs suspendus aux fenêtres interceptaient la lumière du jour. Les lueurs blafardes des bougies de deux grands candélabres à quatre branches, disposés devant le tableau de chaque côté de l'estrade, éclairaient les ténèbres ambiantes. Au passage des élèves, les flammes vacillèrent, projetant des ombres inquiétantes sur les murs et le plafond. »

« Moins bleue, moins lumineuse, l'étendue onirique apparaissait aussi moins paisible… Que se passait-il ? Brusquement, quelque chose se propulsa vers Ambroise Saul. Inquiet, le professeur tourna la tête et découvrit, horrifié, une créature monstrueuse.  »

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